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          Les personnalités | Joséphine de Beauharnais (1763-1814)
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          Joséphine de Beauharnais (1763-1814)

          Le Mariage de Marie-Joseph-Rose Tascher de La Pagerie et du vicomte de Beauharnais

          Marie-Josèph-Rose Tascher de La Pagerie, mieux connue sous le nom de Joséphine est née le 23 juin 1763 aux Trois Ilets à la Martinique. Elle est issue d’une famille ancienne et honorable, originaire de l’Orléanais et du Blésois et installée en Martinique depuis 1726.

          La famille Tascher de La Pagerie entretient des relations amicales avec le marquis François de Beauharnais, gouverneur général des îles d’Amérique. Après la mort de la marquise de Beauharnais en 1767, son époux partage son existence avec la tante de Joséphine, Désirée Tascher de La Pagerie, épouse en premières noces d’Alexis de Renaudin. Le fils du marquis, le vicomte Alexandre de Beauharnais se lie d’amitié avec Mme de Renaudin qui deviendra sa confidente. 

          Au 17ème anniversaire d’Alexandre, on songe à une alliance avec l’une des nièces de Désirée Tascher de La Pagerie. Joséphine, qui n’a alors que 16 ans, est envoyée à Paris pour être mariée avec le vicomte. 

          Mariage de Joséphine et Alexandre, église Saint Sulpice

          Les bans annonçant le mariage de Joséphine sont publiés simultanément les 5 et 6 décembre 1779 à Saint-Sulpice de Noisy-le-Grand et à Saint-Sauveur de Paris. Le contrat notarial est signé le 10 décembre 1779. Ce mariage de convenance est célébré en plein hiver, le 13 décembre 1779 à l’église Saint-Sulpice de Noisy-le-Grand par le curé de la paroisse. Joséphine offre à cette occasion deux magnifiques candélabres à l’église Saint-Sulpice.

          Mme de Renaudin, avait acheté une belle propriété le 18 octobre 1776, à Noisy-le-Grand, rue de Beauvais (actuelle rue du Docteur Sureau), en vis-à-vis de la ferme des religieux de Saint-Martin-des-Champs. Elle l’offre en usufruit à Joséphine, comme cadeau de mariage. Cette demeure est évaluée avec son mobilier, ses cours, basse-cour, écuries, remises, jardin, potager et autres dépendances, à 33 000 livres.

          Les enfants Beauharnais, Eugène et Hortense

          Les jeunes époux passent l’hiver à Paris chez le marquis de Beauharnais à l’hôtel situé rue Thévenot, et l’été à Noisy-le-Grand. Le vicomte de Beauharnais ne vient que sporadiquement à Noisy-le-Grand voir son épouse.

          Quatre mois après leur mariage, Alexandre retourne à ses activités militaires. Il ne revient qu’à la fin de l’année 1781 à Noisy-le-Grand. Abandonnée à elle-même, Joséphine passe son temps entre la rue Thévenot et Noisy-le-Grand.

          De cette union naissent deux enfants, Eugène le 3 septembre 1781 et Hortense le 10 avril 1783.  

          1785 : séparation des époux Beauharnais

          En 1783, Mme de Renaudin voit diminuer ses revenus, surtout ceux qui proviennent de ses biens en Martinique. Elle décide alors de vendre la propriété de Noisy-le-Grand à M. de Saint-Fargeau et d’aller vivre à moindres frais hors de Paris.

          Le curé de Noisy (l’Abbé Durand) écrit à Mme de Renaudin le 17 mars 1784 : «j’ai bien du chagrin Madame, des évènements malheureux qui vous forcent à vendre votre maison. Je suis obligé de le trouver bon pour vos intérêts et ceux de Mme de Beauharnais, mais je le trouve très mauvais pour la paroisse et pour moi surtout ». Françoise Wagener, La Reine Hortense (1783-1837), ed.Lattès.

          Joséphine, séparée de son époux, s’installe avec son fils provisoirement dans un appartement de l’abbaye royale de Penthemont, rue de Grenelle à Paris - ceci étant pratique courante lors d’une instance de séparation dans l’aristocratie.

          En décembre 1785, la séparation du couple est formulée. Alexandre obtient la garde d’Eugène à partir de ses 5 ans.

          Hortense de Beauharnais passe ses deux premières années à Noisy-le-Grand

          La vicomtesse prend la décision de laisser la petite Hortense à sa nourrice l’excellente Mme Rousseau, née Marie-Madeleine Manssienne. Ainsi Hortense passe ses deux premières années à Noisy-le-Grand.

          Elle gardera un réel attachement pour sa nourrice, à laquelle elle fera appel, vingt-trois ans plus tard, à la Haye en Hollande, pour élever ses propres enfants dont le futur Duc de Morny né d’une deuxième union avec le Duc de Flahaut. Alexandre de Beauharnais vient rendre visite à sa fille en mars 1784 à Noisy-le-Grand.

          Vincent Rousseau né à Noisy-le-Grand en 1785, parent de Mme Rousseau passera lui aussi toute sa vie au service de l’intendance de la reine Hortense.

          En 1796, Napoléon Bonaparte adopte les deux enfants de Joséphine. Il aura une grande influence dans les choix de carrière du jeune officier Eugène.

          L’impératrice Joséphine

          Pendant la Révolution, Alexandre de Beauharnais devenu général en chef et représentant la noblesse aux Etats Généraux, est arrêté en 1794. Il comparait devant le tribunal révolutionnaire pour trahison et complicité de conspiration. Les époux Beauharnais sont arrêtés et enfermés dans l’ancien couvent des Carmes à Paris. Le général de Beauharnais est condamné et guillotiné la même année. Joséphine est relâchée, sauvée par la chute de Robespierre et devient l’une des égéries du nouveau régime, Le Directoire.

          C’est dans ce milieu qu’elle rencontre le jeune général Bonaparte qu’elle l’épouse civilement le 9 mars 1796. Elle assistera désormais à la fulgurante carrière de son époux et deviendra la première dame de France lorsqu’il prend le titre de Premier Consul en novembre 1799. Après le mariage religieux, le 30 octobre 1804 au Palais des Tuileries, Joséphine  continue son ascension le 2 décembre 1804 lorsqu’elle est couronnée impératrice des Français par Napoléon lui-même. C’est lui également qui décide de l’appeler « Joséphine » et non plus « Rose ». Ne pouvant donner un héritier tant désiré à Napoléon, Joséphine devra accepter le divorce en décembre 1809. A la chute de l’Empereur, elle meurt subitement à La Malmaison le 29 mai 1814 d’une angine infectieuse.     

          Même après son départ de Noisy-le-Grand, l’impératrice Joséphine gardera malgré elle des attaches avec ce petit village du bord de Marne. En effet, son médecin attitré n’est autre que le célèbre chimiste Bouillon Lagrange, directeur en chef de pharmacie et père de Marie-Lucie. Celle-ci est l’épouse du très bon Docteur Emile Sureau qui a marqué les esprits des noiséens par son dévouement à soigner les riches et les pauvres sans distinction. Le docteur Emile Sureau eu la Légion d’Honneur et vécut à Noisy-le-Grand de 1832 à 1874. Sa mémoire et celle de Joséphine sont conservées autour de la propriété puisque celle-ci se situe dans la rue baptisée « rue du Docteur Sureau » en hommage à ce grand homme ; une allée derrière la maison porte également le nom de Joséphine de Beauharnais. 

          La villa est acquise par M. Ruffin, maire de Noisy-le-Grand de 1865 à 1878 puis en 1901, elle devient un hôpital pour enfants tuberculeux dirigé par sœur Candide de l’Oeuvre d’Ormesson. Dans les années 20, l’élégante propriété est un orphelinat italien. En 1936, la Mère Cabrini en prend la direction. La propriété abrite aujourd’hui un établissement d’enseignement privé.

          Office de Tourisme et d'Animation - Ville de Noisy-le-Grand

          1, Route de Villiers - 93160 Noisy-le-Grand

          Tél. : 01 43 04 51 55

          Ouvert du lundi au samedi, de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30

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