Noisy le Grand, une ville moderne

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          Les personnalités | Peintres et Sculpteurs de la Belle Epoque
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          Découvrir Noisy le Grand

          Peintres et Sculpteurs de la Belle Epoque

          Au fil du temps et des époques, Noisy-le-Grand a pu s'enorgueillir d'une richesse historique et artistique abondante et variée. La campagne verte et riante de cette charmante localité avec ses vignes, prairies et sentiers champêtres a de tout temps attiré des personnalités ou des artistes issus du monde de la peinture, de la littérature ou encore de la musique, en quête de nouveaux horizons.

          A la Belle Epoque, le plaisir et la joie de vivre caractérisent la vie quotidienne. Aussi, de nombreuses fêtes ponctuent le calendrier avec des bals, des défilés de sociétés, des jeux, le tout rythmé par la fanfare de Noisy : « L’Harmonie ». On y danse des quadrilles et des chanteurs locaux se produisent.

          On voit alors naître de belles propriétés résidentielles. Alors qu’à Paris, la mode révèle ses premiers grands noms, que l’art populaire s’émancipe et que s’ouvrent des lieux de distraction tels que les Folies Bergères et Le Moulin Rouge, Noisy vit aux rythmes des loisirs et des activités induites par la partie de campagne : boire, manger, se reposer et respirer un air pur.

          Cet esprit 1900, nous le retrouvons au travers des villas de la rue du Brayer et de la route de Malnoue habitées par des artistes de renom tels que Claude Terrasse, Joseph Chéret et Théophile Poilpot.

          CLAUDE TERRASSE (1867-1923)

          La rue du Brayer de Noisy-Le-Grand est le passage de personnages pour le moins insolites. Une villa en particulier retient notre attention, celle habitée par le tailleur de Napoléon III à la fin du XIXème siècle et louée pour de courts séjours de 1897 à 1899 par Claude Terrasse.

          Le célèbre compositeur de musique, réunit en ces lieux son beau-frère, le peintre post-impressionniste Pierre Bonnard et son ami l’écrivain, Alfred Jarry pour concevoir des œuvres littéraires et artistiques.

          A cette époque, la demeure était située dans un vaste parc, aujourd’hui transformé en boulevard.

          PIERRE BONNARD (1867-1947)

          Pierre Bonnard se rend souvent à Noisy accompagné de son frère aîné Charles pour réaliser des prises de vues des jeux de ses neveux et nièces Charles, Jean, Robert, Renée et Vivette. Bonnard n’ayant jamais eu d’enfants, ceux de Claude Terrasse apparaissent fréquemment dans les tableaux de l’artiste au cours de sa période nabi.

          Les photographies de Bonnard des années 1890 ne sont pas uniquement anecdotiques, elles sont intéressantes d’une part, pour les amateurs de peinture et d’autre part, pour les passionnés de photographie car les années 1882-1890 sont une période majeure pour la photographie d’amateur.

          Il est difficile aujourd’hui de se faire une idée exacte de ce qu’est le jardin de Noisy-le-Grand à cette époque, que Bonnard n’a pas peint.

          Cependant, ses photographies de Noisy nous en donnent un aperçu : les lieux peuvent être authentifiés par la présence d'une chaise de jardin ou encore par la façade caractéristique de la maison avec ses ouvertures et ses garde-fous en ferronnerie, qui existent toujours au premier étage, rue du Brayer.

           

          ALFRED JARRY (1873-1907)

          Claude Terrasse travaille beaucoup avec Pierre Bonnard et en 1896, tous deux collaborent à la pièce de théâtre d’Alfred Jarry, Ubu Roi. 

          D’après la correspondance de Claude Terrasse avec Alfred Jarry, on voit que les deux amis courent constamment l’un chez l’autre pour se consulter. La villa de Terrasse à Noisy-Le-Grand, devient alors le fief de leur discussions. En ces lieux, Alfred Jarry se trouve plus à l’aise que dans son modeste appartement de la rue Cassette à Paris.

          Au cours de l’été 1898, Jarry vient en bicyclette à Noisy pour travailler sur l’œuvre de Pantagruel, un opéra-bouffe tiré de Rabelais. En effet, Terrasse souhaite que Jarry écrive un texte rigoureux et jouable, non une fantaisie pour lettrés, écrite de plus dans la langue du XVIème siècle.  

          Le 29 octobre 1898, Terrasse invite à nouveau Jarry à Noisy-Le-Grand : « Dépêchons, dépêchons, et indiquez les passages à musique. »

          BERNARD NAUDIN (1876-1946)

          Bernard Naudin, artiste de talent, illustrateur, graveur et peintre, nait en 1876 à Châteauroux. Jusqu’en 1897, il suit des cours du soir de l’Académie Colarossi à Paris, puis il assiste aux cours de Léon Bonnat à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts.

          Il quitte Paris en 1922 pour vivre et installer son atelier à Noisy-Le-Grand dans une villa située au 31 de la rue du Brayer, bientôt surnommée « Ambassade du Berry ». Il a dans ses bagages des œuvres de sa production, des dessins originaux, des peintures, des livres de luxe illustrés et des cartons d’estampes

          En 1927, l’atelier de Paris où Naudin enseigne ferme ses portes. Alors le 27 juin, une cinquantaine d’élèves se réunissent à Noisy-Le-Grand auprès de lui afin de lui rendre hommage.

          Naudin meurt en 1946 et repose depuis dans l’ancien cimetière de Noisy-Le-Grand.

          GUSTAVE-JOSEPH CHERET (1838-1894)

          Dernier sculpteur des traditions charmantes et frivoles du XVIIIè siècle, Joseph Chéret vit pendant une douzaine d’années à Noisy-le-Grand, période durant laquelle l’artiste s’adonne à sa passion en réalisant des objets décoratifs qui sont en grande partie exécutés pour des maisons d’édition :

          • groupes, statuettes,
          • vases, plateaux,
          • cache-pots, bougeoirs ornés de personnages,
          • scènes et motifs divers

          Il travaille d’abord comme apprenti sculpteur chez Gallois puis devient élève de son futur beau-père, Albert-Ernest Carrier-Belleuse (il épouse en effet Marie Carrier-Belleuse le 19 février 1868) et reste à l’époque un inconscient précurseur des statuaires-ornemanistes.  

          On lui doit aussi des créations architecturales d’un grand intérêt pour des hôtels parisiens, en particulier l’ancien hôtel de Sarah Bernhart.  

          En 1882, il fait construire à Noisy-le-Grand une demeure, Route de Malnoue. Dans le goût de l’époque, la propriété assez cossue est imprégnée des travaux de l’artiste. Dotée d'un toit très haut, elle abrite l’atelier de l’artiste qu’il chauffe à l’aide d’un brasero. Devenu trop exigüe pour sa production, il fera construire une seconde maison avec jardin en 1886.

          Joseph Chéret meurt à l'âge de 55 ans, après une longue maladie, le 13 juin 1894. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

           

          THEOPHILE POILPOT (1848-1915)

          Historien et maire de Noisy-le-Grand de 1887 à 1892, Théophile François Henri Poilpot se distingue également par sa carrière d’artiste peintre.

          Sa demeure, située au 28 rue de Malnoue, résulte de la réunion de trois propriétés, son père ayant fait construire la maison en 1865. Lui même ajoute un atelier en 1873, une deuxième maison et écurie en 1882, enfin un jardin d’hiver en 1891.

          Elève de son père, de Gérôme et de Boulanger, il exécute des peintures d’histoire dans le même esprit que Paul Laurens, son contemporain. Il expose au Salon de 1874 à 1878. En France, il est très populaire et très admiré par les meilleurs artistes et les grands auteurs.

          On retient parmi ses toiles plus d'une vingtaine de panoramas illustrant les batailles napoléoniennes. C’est dans son atelier que Poilpot peint ses grandes toiles : il produit pratiquement une toile par an jusqu’en 1900, avec une série de neuf panneaux, actuellement exposés dans la galerie des Lettres et la galerie des Sciences de la Sorbonne

          Georges Courteline (écrivain, 1858-1929) passait tous ses dimanches à Noisy-Le-Grand dans l’atelier de son grand ami Poilpot. Il avait coutume de s’asseoir sur un petit banc en maçonnerie, au pied de l’âtre de cette curieuse cheminée monumentale dont Poilpot avait fait le plan. Courteline aimait rester là des heures, bavardant, fumant, regardant travailler Poilpot.

          Le charme et le passé de ces lieux attirent également Maurice Juven (1834-1912), riche industriel, spécialisé dans les fournitures pour chapeaux de mode, qui devient propriétaire de la demeure en 1893.

          Son fils, Félix Juven, homme littéraire, fonde avec succès les éditions Juven et le journal satirique et acerbe « Le Rire » en 1894, attirant les meilleurs humoristes et les meilleurs caricaturistes à la mode. Les Juven se rendent souvent à la propriété de Noisy-Le-Grand.

          Office de Tourisme et d'Animation - Ville de Noisy-le-Grand

          1, Route de Villiers - 93160 Noisy-le-Grand

          Tél. : 01 43 04 51 55

          Ouvert du lundi au samedi, de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30

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