Noisy le Grand, une ville moderne

rechercher
          Noisy contemporain | L'habitat
          Imprimer

          Découvrir Noisy le Grand

          L'habitat

          Noisy-le-Grand a vu son architecture urbaine évoluer grâce à des projets d'avant garde liés au développement de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Ainsi, la ville dont la population a considérablement augmenté au fil des années, passant de 2 200 à plus de 10 000 habitants entre 1921 et 1954, pour atteindre à ce jour 65 000 habitants offre un parc immobilier varié. Des logements toujours plus innovants ont été créés, auxquels des grands noms d'architectes sont associés.

          LES ARENES DE PICASSO

          Avec un style architectural démesuré pour marquer la porte d’entrée de Marne la Vallée, l'architecte Manolo Nunez, ancien collaborateur de Ricardo Bofill, réalise en 1984 les Arènes de Picasso. A l'origine de nombreux programmes d'urbanisme dans le monde entier, il choisit en France de "combattre la ghettoïsation des banlieues parisiennes en favorisant l'harmonisation du tissu urbain afin d'améliorer les conditions sociales de ses habitants".

          Le langage architectural que Nunez adopte ici est riche de détails et de volumes. Il est fondé sur une recherche des symboles de l'architecture parisienne et s'inscrit cependant tout à fait dans son époque.

          Il s'agit d'un ensemble de 540 logements sociaux, locatifs ou en accession à la propriété. Composé de deux bâtiments de 17 étages, leur particularité est la présence de deux disques en béton armé de 42,50 mètres de diamètre qui les rend célèbres et leur vaut le surnom de "camemberts". Agencés autour d'une place ces deux cylindres dont l'axe est parallèle à l'équateur sont mis en valeur par un socle bas précédé d'arcades.

          Une telle architecture n'a été possible que parce que le coût a pu être maîtrisé par l'usage abondant de la préfabrication. Ainsi, la multitude de formes géométriques utilisées est à l’image d’un jeu de Mecano : un répertoire de 120 moules de résine pour 5 600 éléments préfabriqués et 12 500 tonnes de panneaux de façade.

          Pour cette place, l'architecte Manolo Nunez voulait une architecture dédiée aux formes, "aussi libre que les dessins de Picasso" dont la place portait déjà le nom.

          (Sources : Conseil d'Architecture, d'urbanisme et de l'environnement de Seine-Saint-Denis)

          Coordonnées :
          Place Pablo Picasso

          LE PALACIO D'ABRAXAS

          La place des Fédérés s'articule autour de trois bâtiments conçus par l'architecte de renom Ricardo Bofill. Il s'agit de : 

          • l’Arc de Triomphe,
          • du Théâtre : agencé en demi cercle, une dizaine de cages d'escaliers ouvrant chacune sur une dizaine d'appartements  
          • du Palacio d’Abraxas : bâtiment de 18 étages, 4 cages d'escaliers desservant chacune environ 250 appartements

          Elevée entre 1978 et 1984, l'ensemble forme une « pièce urbaine », fermée à la circulation, imagerie monumentale symbolisant les Portes de Paris et l'entrée dans la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Ces réalisations sont pour Bofill une réponse à l'architecture de masse, celle des logement sociaux, formulée selon trois points : "la mixité des fonctions, la référence à l'échelle humaine (sic), la qualité et l'esthétique des espaces publics".  

          Cette réalisation de dimension colossale concentre dans un ensemble vertical près de 600 logements. L’architecture cite et transpose ici le langage de l'architecture classique, antique, notamment grâce à un jeu d'échelle assez élaboré et par la présence de colonnes cannelées de verre ou de pierre se rapprochant de celles de l’antiquité greco-romaine. Selon l'architecte, "différents styles et divers traitements se mélangent au cours d'un même moment historique, et c'est cette complexité même qui fait l'intérêt de la ville" . A noter encore la mention faite à Claude-Nicolas Ledoux.

          Si Ricardo Bofill s'inscrit dans un mouvement assez général dans les années 1980, consistant à rechercher l'originalité et faire des "oeuvres architecturales", ses propositions restent néanmoins les plus monumentales et peut-être les moins "urbaines". Ici, les trois bâtiments se renferment sur eux-mêmes formant un lieu résidentiel sans réel lien avec son environnement.

          Pour parvenir à respecter les faibles coûts de construction des logements tout en réalisant ce type d'architecture, il perfectionne les procédés de préfabrication tant utilisés dans les décennies précédentes. La mise au point du béton "architectonique" teinté dans la masse qui répond à des exigences d'aspect et de pérennité rend ses lettres de noblesse à ce matériau.

          (Sources : Conseil d'Architecture, d'urbanisme et de l'environnement de Seine-Saint-Denis)

          Coordonnées :
          Place des Fédérés

          LA RESIDENCE DES NOYERS

          Cette résidence est créée par l’architecte Yves Lion en 1993.

          Ce sont des logements collectifs semblables à des barres coudées à leur extremité qui innovent et montrent une grande modernité dans la symétrie des bâtiments. Ils longent deux rues qui se rejoignent et dialoguent en équerre par dessus un parc.

          D'une géométrie simple et pure, les façades sont faites de symétrie, de répétitions et de l'étirement des loggias. La présence de pins sur les hauteurs et les persiennes, ainsi que le blanchiment du béton sont représentatifs d'une volonté de tempérer la modernité en utilisant des matérieux traditionnels.     

          Coordonnées :
          Rue du Docteur Sureau / Route de Villiers

          LA NOISERAIE

          Cet ensemble d’immeubles - 337 logements - dont les travaux ont été entamés en 1973 a été réalisé par l’architecte  Henry Edouard Ciriani.

          La Noiseraie intègre les données urbanistiques de la ville nouvelle, notamment la voie piétonne et la voieire destinée à la desserte automobile qui sont orthogonales. Ces immeubles placés en liaison avec un parcours piétonnier confèrent un caractère unitaire au quartier du Champy.

          Ces données géométriques simples donnent à l'ensemble de la Noiseraie une forme en "T" offrant une succession de  bâtiments caractéristiques par leurs balcons étagés et la présence de loggias.

          Alors que l'on pourrait s'attendre avec ce type d'architecture à des immeubles froids et austères, la recherche des volumes est remarquable, qui ne dénature pas l'unité urbaine du quartier du Champy.

          Les façades sont certaines sont en gradins permettent de multiples vues de perspectives grâce aux loggias et aux retraits successifs qui favorisent l'effet  de profondeur et l'entrée de la lumière.

          La recherche volumétrique est remarquable pour une architecture de barres ainsi que la recherche de matériaux et des couleurs de revêtements (brique, béton moulé en relief, béton peint) sont également d'une grande richesse.

          (Sources : Conseil d'Architecture, d'urbanisme et de l'environnement de Seine-Saint-Denis)

          LES CASTORS DES YVRIS

          Dès la fin de la guerre, les pouvoirs publics prennent un certain nombre de mesures pour encourager la construction massive de logements.

          La formule des Castors apparaît à cette époque, inspirée d’une technique venue de Suède. Le principe des « Castors » consiste à favoriser l’accès à la propriété pavillonnaire pour des familles de situation modeste : la réduction de l’apport initial dans le plan de financement repose sur le principe d’un apport de travail de 800 heures environ.

          La société des Castors des Yvris est fondée en 1953 : elle est de type coopératif, d’auto-gestion, sans bénéfice, avec des frais généraux très faibles et les logements sont construits d’après des plans-types fixés par l’Etat : 70 pavillons de type Phénix seront ainsi construits.

          Coordonnées :
          Quartier des Yvris

          Office de Tourisme et d'Animation - Ville de Noisy-le-Grand

          1, Route de Villiers - 93160 Noisy-le-Grand

          Tél. : 01 43 04 51 55

          Ouvert du lundi au samedi, de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30

          >> Voir tout l'agenda

          Agenda

          jeudi19octobre